Être IMC en 2009: exemple de Maxime

roooh oui bon je sais le titre de mon billet n’est pas top mais j’ai beau réfléchir, je ne trouve pas mieux… désolé,pardon aux familles,etc…

Le 10 septembre avait lieu le twestival non officiel lillois organisé par Nellio, soirée bien sympa entre twitos (utilisateurs/trices de Twitter) autour d’un verre parmis lequels étaient présents Eric Delcroix,Sooka et Docslumpy. Freeman59 a joué le photographe officiel de l’évènement et les photos sont disponibles sur son blog. à vous de me retrouver! (c’est facile: 1) je suis IMC et ça se voit 2) je suis en charmante compagnie)

Bref, en revenant de cette bonne soirée  (merci à Docslumpy d’avoir joué le chauffeur privé 😉 ) je checke mes mails et vois celui de Laurence,fidèle lectrice de ce blog, qui m’annonce un deuxième reportage sur son fils Maxime.

Maxime a déjà fait l’objet d’un reportage pour Envoyé Spécial en mars et j’en avais un peu parlé dans mon billet sur l’affaire Bobillier.Je disais en gros qu’il était dommage de devoir passer à la télé pour faire bouger les choses. Vous pouvez visionner ce reportage sur le site de l’émission. Petit apparté pour signaler que l’état des AVS ben c’est pas encore ça car l’Etat préfère signer des conventions avec des associations et les financer plutot que de mettre en place une vraie formation. Par expérience, je sais que le social est un terrain où l’on trouve des bonnes et des mauvaises associations, et comme un AVS est un service que l’on vous fournit gratuitement bah vous n’avez aucun moyen de cotestation si on vous le retire.

En décembre dernier, Maxime a fait l’objet d’un second reportage tourné en décembre par une étudiante en école de journalisme,Annabelle CREUZE.  Ce documentaire,que vous pouvez voir sur le site d’handicap.fr, montre que malgrés le fait que Maxime soit IMC,il reste un collégien ordinaire avec ses passions: l’écriture (il côtoie un écrivain) et Tim Burton. Il est aussi sportif comme Rocky car courir en plein hiver faut le faire et il a quelque chose que je n’ai pas: la classe! :d

Vous pouvez retrouvez les écrits de Maxime et de Laurence,sa maman, sur le webzine Save My Brain (où l’on croise également Pink Lady,blogueuse et fan de Playmobil)

Pour plus de renseignements sur l’Infirmité Motrice Cérébral, vous pouvez consultez la Planète Orange,la page d Dr Véronique Leroy-Malherbe, et le blog de Jennifer.

Sachez également que La Fondation Motrice est une des seules à s’intéresser à la recherche sur l’IMC.Un de ses objetifs est de communiquer sur ce handicap qui n’est pas un handicap mental. (Bon faut dire que le nom n’aide pas mettre « Infirme » et « Cérébral » ensemble c’est limite un appel aux préjugés et aux raccourçis, mais bon…)

Le mot de la fin? mmm pour moi être IMC c’est comme si Sébastien Loeb faisait des rallys en Lada : vous êtes un pilote tout à fait normal mais qu’on a obligé à conduire une voiture cabossée mais qui roule quand même, même si le fait d’avoir un micro pourri vous empêche de communiquer aisément. Le plus dur c’est lorsque les gens pensent que si votre voiture est pourrie c’est parce que vous êtes un mauvais pilote. C’est faux tout comme ceux qui pensent que je suis trisomique parce que ma carcasse a subi une avarie, et ça croyez-moi ça fout grave les boules quand vous avez Bac+5. Y’a pas un jour sans que je regrette de conduire cette Lada.

EDIT du du 22/09: je ne peux que vous encouragez à lire  le dernier billet de Jennifer pour découvrir l’attitude déplorable d’un de ses profs de fac, c’est inadmissible!

5 ans pour du vent.

Posté le 4 septembre, 2009 dans Chroniques des Playmobils par Playmobil P

Lorsque mon directeur de recherches m’a annoncé ma réussite à l’examen de Master II, ma seule remarque fut « quelles sont les modalités d’inscription en doctorat ». Cela n’avait sans doute rien à voir avec du nombrilisme ou avec la certitude d’avoir réussi en ayant travaillé, mais je ne ressentais aucune satisfaction particulière. Plus que tout, j’avais pris subitement conscience que mes cinq années d’études n’avaient pour ainsi dire, pas servies à grand-chose, sauf peut-être pour de la satisfaction personnelle. Une personne en situation de handicap, blindée ou non de diplômes se retrouve comme tous les autres, perdue sur le marché de l’emploi. Bien entendu, certains d’entre vous me diront qu’il existe des lois obligeant les entreprises à recruter…. Que dalle ! Lorsque vous êtes handicapé et que vous possédez les mêmes qualifications qu’un valide, vous êtes, par votre situation, désavantagés. Alors comme beaucoup d’entre nous, vous vous cherchez, et vous perdez une autre année, voir deux, dans des études qui fondamentalement ne vous apporteront pas grand-chose. Qu’espérais-je en voulant rejoindre les hordes de chercheurs ? Jamais ces derniers ne m’auraient pris au sérieux. « un aveugle dans le domaine de la recherche historique, pis quoi encore… » L’on m’a clairement spécifié que mon sujet d’étude « l’histoire de l’enseignement des aveugles en France » n’intéressait personne et qu’il ne rentrait pas dans le cadre des recherches dispensées par le laboratoire scientifique de la faculté. Bref, l’on m’a gentiment envoyé chier. Ainsi je me retrouve avec un master en science humaine, et trois bouches à nourrir. Faire vivre une famille avec une pension c’est bien, mais avec un salaire c’est mieux. Je voulais devenir prof d’histoire à la fac, eh bien une nouvelle fois, je peux revoir mes objectifs.

Ne voulant pas rester, tel une otarie bourrée à la bière sur mon canapé, je me suis inscrit en agrégation, pour atteindre la réalisation de mon pseudo projet, mais honnêtement, je ne pense pas réussir. L’examen est particulièrement sélect, et mes chances de réussite, « puisqu’il me faudra faire face à de la géographie » sont quasiment nulles. En bref, je vais, si je continue dans cette voie, finir par ressembler un à Mormon dépressif.

Vous avez des suggestions. (Evitez de me citer l’art et la manière de confectionner un nœud coulant).